Lorsque la victime et l’auteur entrent en contact lors d’un acte violent, des fibres de leurs vêtements vont être échangées. Ces fibres peuvent également être retrouvées sur le lieu des faits et sur l’arme du crime. Une expertise de fibres de contact consiste donc à rechercher de tels transferts de fibres, ayant valeur d’indice dans une enquête judiciaire. Ce type d’expertise est principalement comparatif. Dans certains cas une recherche de « fibres étrangères » (attribuables à l’auteur) présentes en grand nombre et/ou dans des zones d’intérêt sur la victime peut également être effectuée ; ces fibres donnent alors une indication sur le type et la couleur de vêtements à saisir chez le suspect.
Les fibres textiles sont particulièrement intéressantes pour une expertise forensique car elles sont très diversifiées, tout comme les matières textiles dont elles sont issues : vêtements, garnissage de siège, recouvrement de sol, literie, linge de maison, textile automobile, cordes,…
L’expertise textile offre également de multiples possibilités pour la criminalistique. Il est possible par exemple de déterminer l’origine d’une pièce de textile. Dans certains cas, le textile d’origine peut être reconstitué sur base de fragments textiles. Par ailleurs si un textile similaire est retrouvé sur le lieu du délit et en possession du suspect, les deux échantillons peuvent être comparés par leur structure textile et les types de fibres présentes, afin de déterminer s’ils peuvent avoir une même origine. Enfin si le textile a été endommagé, la nature du dommage peut être déterminée.
Lors d’un tir par arme à feu, les gaz chauds qui sortent du canon se refroidissent pour former des particules de résidus de tir macroscopiques et microscopiques. Ces particules sont reprises sous l’acronyme GSR pour « Gun Shot Residue ». Des résidus de tir sont déposés sur les mains et les vêtements du tireur ainsi que sur tout objet présent dans l’environnement immédiat du tireur. Pour un tir à courte distance, des résidus de tir peuvent donc également se déposer sur les personnes ou objets pris pour cibles.
Il existe essentiellement deux applications pour l’expertise en résidus de tir :
De nombreux objets de la vie quotidienne sont recouverts d’une ou de plusieurs couches de peinture. Lors d’un contact, cette peinture peut être transférée entre deux objets ou entre un objet et une personne. Les traces de peinture retrouvées sur les lieux d’une infraction peuvent être analysées et comparées à la peinture provenant d’un objet trouvé chez un suspect. Cette analyse permet de mettre en évidence un lien entre un objet et une personne ou un lieu. La peinture est particulièrement utile à l’enquête dans des faits tels que :
Si un malfaiteur tente d’ouvrir indûment une valise intelligente d’un transport de fonds, le dispositif de neutralisation macule automatiquement tous les billets de banque contenus dans la valise par une encre de sécurité permanente, indélébile et colorée. Ce dispositif est aussi utilisé pour protéger les réserves d’argent dans les magasins et les distributeurs de billets.
Or, chaque encre de sécurité à sa propre signature et contient, selon les cas, des traceurs spécifiques. Des billets suspects ou autre objets souillés (outils ou habits du malfaiteur) sont donc analysés en vue de déterminer si l’encre présente est de l’encre de sécurité. Dans l’affirmatif, il est possible de déterminer à quelle fin la valise contenant le billet était utilisée et remonter à l’attaque en question.
En savoir plus :
– Project results iMinds